L’autoroute de la mer Montoir-Vigo étendue vers Tanger et Zeebrugge

Evoquée depuis des années, la grande autoroute maritime entre le nord de l’Europe et la Méditerranée va bientôt voir le jour. Suardiaz, qui exploite depuis quarante ans une liaison entre Saint-Nazaire (Montoir) et le port espagnol de Vigo, labellisée autoroute de la mer par l’Europe en 2015, va augmenter encore le cadencement de la ligne, avec un quatrième départ chaque semaine. Mais l’armement espagnol a aussi annoncé sa décision d’étendre le service vers le Maroc et la Belgique.

Maroc : l’automobile,

le textile et

l’agroalimentaire

Deux départs seront, ainsi, proposés chaque semaine vers le port de Tanger Med. « Les chaines d'approvisionnement des secteurs automobile, textile et agroalimentaire (pêche, fruits et légumes) pourront bénéficier d'une connexion au nord de l'Afrique au départ de la façade Atlantique », souligne Suardiaz, qui fera également bénéficier ses clients des possibilités offertes par le hub portuaire marocain et ses multiples connexions en Méditerranée. Sont notamment visés les véhicules produits au Maroc par le groupe Renault et ceux qui sortiront de la future usine locale de PSA, prévue pour être opérationnelle en 2019. Il y aura d’ailleurs, probablement, des échanges à réaliser avec les sites du groupe automobile dans l’Hexagone, à l’instar des pièces détachées fabriquées à Rennes et acheminées en Espagne par Suardiaz, qui ramène dans le sens inverse les véhicules neufs produits localement par PSA. Ce trafic constitue actuellement le fond de cale des deux rouliers exploités entre Montoir et Vigo, les Bouzias et Suarvigo, le reste des marchandises régulières embarquées sur ces navires étant essentiellement des matériaux de construction pour le secteur du BTP (ardoises, carrelage, granit…) S’y ajoutent des marchandises spot, comme des colis lourds. « Le nouveau trafic avec le nord de l'Afrique permettra d'accroître la marchandise roulante de l'Autoroute de la Mer, assurant ainsi sa soutenabilité à long terme. L'extension et l'augmentation des fréquences de l'Autoroute de la Mer représentent une grande opportunité pour les industries de l'hinterland de ces ports. Et particulièrement pour l'Industrie du nord-ouest de la France (Pays de la Loire, Bretagne), nord-ouest de l'Espagne et nord du Portugal dans la mesure où la consolidation d'un service logistique fiable, régulier et de haute fréquence stimulera davantage les échanges commerciaux entre ces régions mais également avec le Maroc, partenaire privilégié de la France et de l'Espagne ».

Un départ hebdomadaire pour

Zeebrugge

Dans le même temps, Suardiaz a donc décidé d’étendre aussi le réseau vers l’Europe du nord, avec pour commencer une liaison hebdomadaire vers Zeebrugge. « Cette extension de l´Autoroute de la Mer sera un pas en avant dans le développement du Corridor Atlantique, accomplissant ainsi un des objectifs des Politiques de la Commission Européenne (CEF) », souligne l’armateur, qui va pour assurer ces développements mobiliser de nouveaux navires rouliers. Alors que les nouvelles rotations devraient débuter dans les semaines à venir, le détail des moyens mis en place sera prochainement annoncé, précise Suardiaz.

Ce développement vers le nord et le sud est projeté depuis longtemps mais, initialement, on évoquait plutôt des prolongements vers Le Havre et Algésiras. Zeebrugge et Tanger semblent s’être finalement révélés plus pertinents dans la construction de cette autoroute de la mer.

En 2016, le trafic roulier du port de Nantes Saint-Nazaire, essentiellement porté par la ligne Montoir-Vigo, a représenté 335.000 tonnes de marchandises, soit une augmentation de plus de 14% par rapport à 2015.

 

Source : MER ET MARINE le 09/02/2017

 

Lancement de l'autoroute de la mer Suardiaz Atlantica

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

LANCEMENT DE L´AUTOROUTE DE LA MER SUARDIAZ ATLANTICA

Madrid, le 27 novembre 2015,

Aujourd'hui a eu lieu à Madrid, au Ministère du Développement et Transport, la signature de l'avenant à la Convention pour l'exploitation de l'Autoroute de la Mer St. Nazaire-Vigo, entre les gouvernements français et espagnol et Suardiaz Atlántica, suite au soutien et l'approbation reçus de la part du Programme Marco Polo et des Institutions Européennes.

Cette signature, en présence de la Ministre espagnole de Transport, Mme Ana Pastor, l'Ambassadeur de France en Espagne, Mr. Yves Saint-Geours et Mr. Juan Riva, Président de Suardiaz, donnera lieu à l'inauguration officielle de l'Autoroute de la Mer, tant souhaitée, dont le projet fut paraphé par un accord entre les deux pays le 28 avril 2009.

L'affectation des deux navires rouliers “SUAR VIGO” et “BOUZAS”, chacun d'eux ayant une capacité pour une centaine de semi-remorques non accompagnées, permet d'offrir trois rotations par semaine, remplissant ainsi un des objectifs des politiques de la Commission Européenne (CEF) en ce qui concerne les Autoroutes de la Mer de « se baser sur l'amélioration des itinéraires maritimes afin de réduire la congestion du système de transport européen ».

Initialement, la fréquence de cette Autoroute de la Mer sera de 3 allers-retours par semaine avec la possibilité d'augmenter la fréquence à 4 départs hebdomadaires selon les besoins du marché et l'occupation des navires. Le parcours de cette Autoroute de la Mer pourra également être ultérieurement élargi aux ports du Havre et d'Algeciras.

Cette nouvelle Autoroute de la Mer représente une grande opportunité pour l'industrie du Nord-ouest de la France, en particulier pour la région Pays de la Loire, du Nord-ouest de l'Espagne et du Nord du Portugal puisqu'elle offrira au secteur économique un service logistique fiable et à haute fréquence qui contribuera à consolider et accroître le développement commercial.

Le poste 3 prend forme

Avec l'assemblage de la passerelle, la construction du poste roulier n°3 se poursuit à l'amont immédiat du pont de Saint-Nazaire. La mise en service du nouvel ouvrage est attendue fin novembre. Cet aménagement constitue une première étape dans la reconfiguration du terminal roulier. Elle sera suivie par la réalisation de nouveaux terre-pleins. Lancés en août 2014, les travaux de réalisation du poste roulier n°3 engagent une nouvelle phase avec la mise en place du second tronçon de la passerelle. 48 m viennent ainsi prolonger le premier tronçon positionné le 20 mai dernier. A terme, une passerelle de 150 m reliera le ponton au terminal. La livraison du poste roulier est attendue en novembre 2015. Auparavant, il a fallu reprofiler les berges, effectuer des travaux de terrassements, battre les pieux nécessaires et installer les appuis nécessaires au soutien de l'ouvrage, mettre en place les ducs d'albe d'accostage et d'amarrage, construire des ouvrages métalliques provisoires nécessaires au positionnement de la passerelle. Orchestrée par Nantes Saint-Nazaire Port, maître d'œuvre et d'ouvrage, la réalisation de ces opérations a été confiée au groupement d'entreprises ETPO et EMCC.   La construction de ce nouveau poste nautique sonne comme le premier acte de la reconfiguration du terminal roulier, par lequel transitent près de 20 000 remorques et  100 000 véhicules par an. 11 hectares de terre-pleins seront prochainement aménagés afin d'optimiser les espaces de stockage et le temps de transit des véhicules. Au total, ces travaux représentent un investissement de 15 millions d'euros, financés par l'État (6 M€), le Grand Port Maritime (6 M€) et l'Union européenne (3 M€) au titre du programme européen RTE-T visant à moderniser les infrastructures maritimes, dans le cadre du développement de la ligne entre Montoir de Bretagne et Vigo, en Espagne.

Sources : Nantes Saint-Nazaire Port

Nos voitures neuves font escale à Saint-Nazaire

Nos voitures neuves font escale à Saint-Nazaire

Ouest France - Pays de la Loire - 20 Mars 2015

  • Les dockers débarquent une à une des dizaines de voitures neuves. Cinq navires viennent chaque semaine en escale à Saint-Nazaire.

Thierry HAMEAU.

Avant d'arriver dans nos concessions auto, les Picasso, Sandéro ou autres Cactus passent par le terminal roulier du port. Un ballet annuel de 70 000 véhicules qu'orchestre un spécialiste, Manocéan.

Reportage

7 h du matin jeudi sur le grand port maritime de Nantes-Saint-Nazaire. La silhouette du Ville de Bordeaux se positionne devant le poste de déchargement n° 4 de Montoir-de-Bretagne. À bord de ce navire de 150 m, 425 Renault Dacia neuves, deux tronçons d'Airbus et des remorques de pièces pour l'A380 qu'il va falloir débarquer avant que le navire ne reparte, à 20 h. C'est court.

Ce job, c'est celui de l'entreprise Manocéan, spécialisée dans le déchargement de tout ce qui roule et qu'on appelle le trafic roulier. « Nous déchargeons ici plus de 70 000 voitures chaque année, » explique Jean-Christophe Herry, le patron.

Déchargement non-stop

Avant de les envoyer chez ses concessionnaires du grand Ouest, Peugeot-Citroën fait passer par le port nazairien quelque 55 000 Partner, Berlingo ou C4 Picasso fabriquées dans son usine de Vigo, au nord de l'Espagne; mais aussi les Citroën Cactus construites à Madrid. Renault Dacia envoie aussi 15 000 voitures : les Sandero, Lodgy ou Dokker produites à Tanger (Maroc) et des Clio fabriquées en Turquie (Bursa).

Quelques minutes après l'accostage, les dockers sont à l'oeuvre. Une quinzaine de conducteurs soigneux qui viennent en fourgon à bord du navire et repartent chacun au volant d'une voiture neuve, en boucle non-stop jusqu'au déchargement complet. « Les véhicules ont parfois juste assez de carburant pour aller à l'aire de stockage et tombent en panne, raconte Jean-François Caciotti, le responsable d'exploitation. On prévoit donc de l'essence, des kits anticrevaison et de quoi recharger les batteries. »

Ces véhicules flambant neufs sont ensuite garés sur de vastes parkings visibles depuis le pont de Saint-Nazaire. La moindre rayure est immédiatement signalée et même photographiée.

Manocéan fait débarquer tout ce qui roule sur le port. Des voitures livrées par l'armateur Suardiaz mais souvent aussi, comme c'était le cas hier, des pièces Airbus qui rejoignent ou quittent l'usine de Saint-Nazaire sur des remorques : des morceaux de fuselages, des soubassements d'avions, des pièces plus techniques... L'avionneur est même un client fidèle. « Pour déplacer les énormes tronçons de l'A380, il n'y a pas mieux que le bateau », confirme Didier Guillard, le coordinateur logistique Airbus.

Pour ce trafic dit « roro » qui représente 25 % de l'activité du port, cinq navires viennent chaque semaine en escale à Montoir. La plupart font une grande boucle de 15 jours qui les mène de la Loire jusqu'à Naples avant de revenir.

« Ce soir par exemple, le Ville de Bordeaux part pour Pauillac (Gironde) pour décharger l'empennage arrière d'A380 qui est à bord, détaille Didier Guillard. Ensuite, le bateau file à Tanger (Maroc) pour charger des Dacia à livrer à Tunis. Après cette étape, il repart pour Naples (Italie) où il embarque des tronçons d'A380. Direction Cadix (Espagne) pour d'autres pièces d'AirbusTanger encore où d'autres Dacia attendent. Et qu'il faudra débarquer à Saint-Nazaire comme aujourd'hui, en même temps que les pièces Airbus. » La boucle est bouclée !

Sur le port de Saint-Nazaire, Manocéan intervient toute l'année au gré des marées, de la météo et des demandes des clients. Près de 200 emplois induits dépendent cette activité. En décembre, une bonne nouvelle est venue conforter l'avenir de ce trafic roulier sur le Grand port. « PSA a choisi Vigo (Espagne) plutôt que la Roumanie pour fabriquer son nouveau Partner. Ça fige cette liaison maritime pour au moins quinze ans dans le paysage nazairien », assure Jean-Christophe Herry.

Ouest France - Pays de la Loire - 20 Mars 2015

 

 

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